Les gorilles et les chimpanzés ont perdu en vingt ans plus de la moitié de leurs effectifs dans certaines forêts de l'ouest de l'Afrique centrale et sont encore plus menacés qu'on ne le pensait, selon un article publié lundi par la revue Nature dans son édition en ligne.Après la chasse commerciale destinée à approvisionner les marchés des villes africaines en "viande de brousse", qui a profité de la rapide expansion des exploitations forestières dans des zones jusqu'alors intactes, un nouveau danger rivalise avec les fusils des braconniers: la fièvre hémorragique d'Ebola, précisent les auteurs de l'étude publiée par la revue et coordonnée par Peter Walsh, de l'Université de Princeton (New Jersey, Etats-Unis).
L'étude porte essentiellement sur la situation des singes anthropoïdes du Gabon, dont les forêts, avec celles de la République démocratique du Congo (RDC), étaient considérées jusqu'ici comme leur ultime bastion mais où, depuis 1983, ces primates ont connu un déclin sans précédent.
Peter Walsh et ses collègues demandent l'application de mesures de protection très strictes en faveur du chimpanzé commun et du gorille de plaine occidental (distinct des célèbres gorilles de montagne d'Afrique de l'Est) et proposent que ceux-ci soient inscrits sur la "liste rouge" de l'Union mondiale de conservation de la nature (UICN) parmi les espèces "en danger critique".
Cette catégorie correspond aux animaux qui risquent de perdre "80 % de leurs effectifs en dix ans ou en trois générations".
Avec un taux de déclin moyen annuel constaté de 4,7 %, "les deux espèces perdraient 80 % supplémentaires de leurs effectifs en 33 ans, soit en une génération et demi pour les chimpanzés et peut-être deux générations pour les gorilles", indiquent les scientifiques.
"Etant donné (...) que leur déclin semble s'être accéléré ces dernières années, le seuil des 80 % sera probablement atteint beaucoup plus tôt", ajoutent-ils.
Parallèlement aux mesures de conservation, la sauvegarde de ces espèces doit passer par des recherches de remèdes contre le virus d'Ebola, qui s'attaque aux grands singes comme aux humains.
La récente épidémie de fièvre Ebola, qui a tué 114 personnes dans le nord-ouest du Congo (Brazzaville), semble avoir décimé en même temps les gorilles et les chimpanzés de la région.
La primatologue Magdalena Bermejo, de l'Université de Barcelone, l'une des 23 signataires de l'étude publiée par Nature, qui suivait depuis huit ans 143 gorilles dans le sanctuaire de Lossi, au nord du Congo, près du parc national d'Odzala, le plus important d'Afrique centrale, n'en retrouve plus que sept.
Depuis 1976, le virus d'Ebola a provoqué plusieurs épidémies en Afrique, notamment au Soudan (1976), en RDC (1976, 1995), et au Gabon (1994, 1996) et souvent, les premières victimes humaines ont manipulé des carcasses de grands singes trouvés morts.
Par ailleurs, personne ne connaît le nombre exact de ces primates en liberté. Selon les sources, les estimations avancées jusqu'à présent allaient de 100.000 à 250.000 pour les chimpanzés entre le Sénégal et la Tanzanie et de 80.000 à 120.000 pour les gorilles occidentaux (Gabon, Congo, Cameroun...).
L'étude porte essentiellement sur la situation des singes anthropoïdes du Gabon, dont les forêts, avec celles de la République démocratique du Congo (RDC), étaient considérées jusqu'ici comme leur ultime bastion mais où, depuis 1983, ces primates ont connu un déclin sans précédent.
Peter Walsh et ses collègues demandent l'application de mesures de protection très strictes en faveur du chimpanzé commun et du gorille de plaine occidental (distinct des célèbres gorilles de montagne d'Afrique de l'Est) et proposent que ceux-ci soient inscrits sur la "liste rouge" de l'Union mondiale de conservation de la nature (UICN) parmi les espèces "en danger critique".
Cette catégorie correspond aux animaux qui risquent de perdre "80 % de leurs effectifs en dix ans ou en trois générations".
Avec un taux de déclin moyen annuel constaté de 4,7 %, "les deux espèces perdraient 80 % supplémentaires de leurs effectifs en 33 ans, soit en une génération et demi pour les chimpanzés et peut-être deux générations pour les gorilles", indiquent les scientifiques.
"Etant donné (...) que leur déclin semble s'être accéléré ces dernières années, le seuil des 80 % sera probablement atteint beaucoup plus tôt", ajoutent-ils.
Parallèlement aux mesures de conservation, la sauvegarde de ces espèces doit passer par des recherches de remèdes contre le virus d'Ebola, qui s'attaque aux grands singes comme aux humains.
La récente épidémie de fièvre Ebola, qui a tué 114 personnes dans le nord-ouest du Congo (Brazzaville), semble avoir décimé en même temps les gorilles et les chimpanzés de la région.
La primatologue Magdalena Bermejo, de l'Université de Barcelone, l'une des 23 signataires de l'étude publiée par Nature, qui suivait depuis huit ans 143 gorilles dans le sanctuaire de Lossi, au nord du Congo, près du parc national d'Odzala, le plus important d'Afrique centrale, n'en retrouve plus que sept.
Depuis 1976, le virus d'Ebola a provoqué plusieurs épidémies en Afrique, notamment au Soudan (1976), en RDC (1976, 1995), et au Gabon (1994, 1996) et souvent, les premières victimes humaines ont manipulé des carcasses de grands singes trouvés morts.
Par ailleurs, personne ne connaît le nombre exact de ces primates en liberté. Selon les sources, les estimations avancées jusqu'à présent allaient de 100.000 à 250.000 pour les chimpanzés entre le Sénégal et la Tanzanie et de 80.000 à 120.000 pour les gorilles occidentaux (Gabon, Congo, Cameroun...).
